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Galaxeidi (Haleion)

Les chercheurs ont identifié Haleion, l’ancienne ville de Locris occidentale, avec Galaxeidi moderne. La région a été habitée depuis la période préhistorique, avec des trouvailles importantes déjà depuis la période hélladique ancienne (Anemokambi, Pelekaris, Kefalari, îlot Apsifia). Un habitat significative de l’ époque mycénienne a été situé sur le site Villa; un habitat géométrique fortifié a également été découvert sur la colline de Saint Athanasios (environ 700 avant J.-C). Dans la période archaïque et classique (7e-4e siècles), le centre religieux et administratif de la ville a été  développé sur le site moderne d’Agios Vlasis. A environs 300 av. J.-C. le présent site a été habité et le mur de fortification a été construit en cure de la Ligue étolienne. Haleion a continué à être habité et a prospéré jusqu’ au 2ème siècle après J.C.  A compter de cette période il n’y a aucune mention significative de la ville jusqu’ au 10ème siècle, quand il a été dévasté par les Bulgares en 981. Dans la période médiévale, Haleion passa sous la domination des Villheardouins de Patras et des Chevaliers Ioannites. En 1446 Galaxeidi est venu sous la domination ottomane. Toutefois, les agents ottomans habitaient dans la ville seulement pour une période très brève. Dans la majeure partie de la période ottomane les seuls habitants étaient des chrétiens orthodoxes. La ville a prospéré en raison du développement du commerce maritime dans le 18ème siècle. Les échanges commerciaux avec l’Occident, en particulier pour les produits agiculturels de Corinthia et de la Baie de Corinthe, ont déclenchées le développement d’une flotte commerciale locale, profitant également du port naturel exquis de Galaxeidi. Particulièrement après le traité de Kücük Kaïnardji (1774), la plupart des propriétaires de navires de Galaxeidi ont fonctionné sous pavillon russe. Malgré leur position privilégiée, les habitants ont participé tout de suite à la guerre grecque pour l’indépendance de 1821 et leur ville a été détruite à deux reprises par l’armée ottomane, à savoir en 1821 et 1825-6. Il a récupéré, cependant, et dans le cadre du 19e siècle, il a prospéré comme un centre commercial et martime, un fait attesté aussi par les maisons grandes et luxueuses.

La Collection Archéologique de Galaxeidi

La Collection Archéologique de Galaxeidi est abritée dans une salle du Musée Maritime et Historique de Galaxeidi et elle dépend de l’Ephorie des Antiquités de Phocide. Le bâtiment fut construit peu avant 1870 afin d’héberger l’Ecole des Filles, la mairie et la station de police. Ces usages furent préservés jusqu’en 1979, alors que déjà depuis 1932 il abritait également le Trichaptopoieion, à savoir l’école de tissage et des métiers. La collection archéologique fut établie en 1932 par les donations des particuliers et elle fut complémentée par des trouvailles provenant des fouilles de la région plus étendue de Galaxeidi.

 

La collection fut établie à la base de ces trouvailles, dont le nombre limité et le type ne permettent pas une rétrospective complète. Elle fut alors organisée en trois unités sous les thèmes «Vie privée – Vie quotidienne», «Commerce et activité maritime» et «Nécropoles». Son caractère est surtout éducatif avec un riche matériel visuel, toutefois elle offre une lecture très intéressante de la vie à Haleion antique, avec lequel fut identifié Galaxeidi.

La première vitrine, à gauche de l’entrée, présente les agglomérations antiques à Dexameni, Kefalari, Apsifia et Anemokampi, qui se trouvent autour de Galaxeidi et les trouvailles d’habitation antérieure qui date à l’Helladique ancien (3200-1900 av. J.-C.). Entre les trouvailles on distingue les lames d’obsidienne et les tessons de céramique de l’Helladique ancien provenant de l’îlot d’Apsifia, ainsi que des vases mycéniennes (pithos-amphore à trois anses, cruche à bec fermé et pyxis en forme de stamnos) et géométriques (oenochoés et skyphoi) venant de la nécropole d’Aghios Athanasios.

 

La vitrine suivante contient des trouvailles de la ville de Galaxeidi. La muraille de la ville qui est encore visible aujourd’hui sur des nombreux points et date au temps des Etoliens, au début du 3ème s. av. J.-C., délimitait la région de l’agglomération et la plaçait parmi les ports les mieux protégés du golfe corinthien. Très peux reste de l’agglomération à l’intérieur des murailles, mais on apprend sur la vie de la ville par le cimetière fouillé sur la place d’ Hérôon et par les offrandes des tombes isolées. Parmi ces trouvailles on peut distinguer un canthare à vernis noir, deux lagynoi, une coupe à vernis rouge, un petit lécythe avec une anse élevée, quelques unguentaria fusiformes et des lampes à terre cuite, qui datent à l’époque Hellénistique et Romaine.

 

La vitrine du mur nord-ouest contient des vases et d’autres objets ayant un rapport avec la vie quotidienne des habitants de la ville. Parmi les plus anciens se trouvent deux cotyles aux anses angulaires qui datent au 7ème s. av. J.-C.. On y retrouve également des skyphoi, un amphorique, des aryballes sphériques et des pyxides cylindriques de production corinthienne, surtout du 6ème s. av. J.-C. La catégorie des vases attiques inclut des kylix à figures noires et des lécythes de la fin du 6ème et du début du 5ème s. av. J.-C. (Groupes d’Aimon et des Anthémia), ainsi que deux canthares à vernis noir et une coupe à anse unique, datant au dernier quart du 5ème s. av. J.-C. La pélikè à figures rouges est particulièrement intéressante, représentant un homme porteur d’himation soutenu par un bâton et parlant avec un jeune homme qui porte également un himation. Elle date au deuxième quart du 5ème s. av. J.-C.

 

La céramique de l’époque Hellénistique est représentée par des nombreux unguentaria fusiformes et tuberculeux, ainsi que par des lagynoi, des amphores et par un chaudron. La partie inférieure de cette vitrine contient également des nombreuses lampes de la période hellénistique et Romaine, dont une avec deux becs et une anse en forme de fleur.

 

Le verrerie du 1er s. de notre ère est représentée de sept vases de verre soufflé (coupes, amphorisque, unguentaria «solifleurs»), dont le plus important est une coupe moulée qui porte l’inscription «Sois heureux dans tout ce où tu participes», ainsi encourageant le convive de délecter le banquet.

Le monde des femmes est représenté surtout par des ustensiles d’embellissement, comme les deux miroirs en bronze. L’un est un disque simple qu’aurait une manche en bois, alors que l’autre est un miroir compact avec une représentation d’une tête féminine en profil, probablement un produit corinthien datant de la fin du 4ème s. av. J.-C. L’exposition inclut également des spirales pour les cheveux, deux fibules spiroïdales en forme de huit et une ceinture qui finit dans des spires, tous des parures en bronze de la période géométrique (9ème – 8ème s. av. J.-C.). Finalement, une pendeloque en forme de tête de Zeus Ammon date probablement à la période romaine. Les épingles et les aiguilles en os (ainsi qu’une de bronze) assurent le lien entre l’apparence et les habits. D’ailleurs, le tissage fut une des activités féminines par excellence, comme en témoignent les nombreux poids de tissage (agnythes) qui se trouvent au bout de la vitrine, dont l’un porte l’inscription «Agisiou».

 

La vitrine en face de l’entrée inclut des figurines en terre cuite et des ustensiles et outils métalliques. Les figurines dont question proviennent du site d’Akona ou Angona, au pied de la montagne Xirotyri, où l’on vénérait une divinité féminine. Elles appartiennent surtout aux types de la protomé (buste), de la figure assise et debout, portant un polos et tenant un oiseau. On y voit également une plaquette découpée représentant un sphinx, des oiseaux et des béliers assis. Ces trouvailles sont complémentées par des agnythes, des astragales et des vases minuscules et elles datent toutes de la fin de la période archaïque et du début de la période classique.

Plus de 100 vases et ustensiles de bronze en provenance de Galaxeidi se trouvent éparpillés dans 15 musées des Etats Unis et de l’Europe. Il s’agit des produits des fouilles clandestines de la seconde moitié du 19ème siècle. La découverte en 1973 d’un lécythe singulier avec un corps en forme de cloche et une anse élevée, identique à deux autres qui se trouvent au British Museum et encore une à Edinburg avec l’indication de provenance «Galaxeidi», dont le type restait jusqu’à maintenant inconnu, a confirmé l’exportation clandestine de ces objets. Le vase en question est juxtaposé dans la vitrine avec un autre vase identique à vernis noir et en terre cuite, probablement un œuvre corinthien. La même vitrine contient également un lébès du 7ème s. av. J.-C., une oenochoé du 5ème s. av. J.-C. et un encrier, tous en bronze et tous provenant du cimetière d’Aghios Vlassis.

 

Une vitrine sur le coin contient une amphore presque globulaire de la fin du Protohélladique ancien II (2400-2200 av. J.-C. π.Χ.) venant d’Anemokampi ; elle est recouverte presque entièrement des huîtres, car elle fut découverte dans la mer. Une vitrine plus basse contient des lames et des noyaux d’obsidien de Mélos et des vases corinthiens et athéniens, qui confirment l’ampleur des échanges commerciaux de l’époque. Un espace couvert de sable sur le sol reçoit sept amphores commerciales, utilisées pour transporter du vin, qui appartiennent à des périodes et des datations différentes (Corinthe, Corfou, Cnide, des amphores hellénistiques du 1er s. av. J.-C., du type égéen du 5ème – 6ème s. av. J.-C.).

 

Le visiteur finit par entrer dans la section des nécropoles, avec des trouvailles d’Aghios Athanasios (période géométrique) et de la ville de Galaxeidi (période classique – romaine). Le musée dispose un fragment d’une statue en marbre et un relief funéraire d’époque romaine, ainsi que trois stèles funéraires, sont deux couronnées par un fronton et des rosettes. Encore une stèle couronnée par un anthémion se trouve à l’entrée du musée. Toutes sont datées entre le 3ème et le 1er s. av. J.-C.

 

La céramique géométrique inclut surtout des skyphoi et des oenochoés corinthiens (et quelques vases sans vernis), alors que la céramique de la période classique est représentée par des nombreuses lécythes à figures noires, une petite lécythe en forme d’aryballe et à figures rouges, deux oenochoés à vernis noir avec lèvres en forme de tréfle et un pyxide, ainsi que par des lécythes corinthiennes peintes en forme de cloche, des skyphoi à vernis noir et un lécythe. La céramique hellénistique inclut des différents types des lagynes, des cathares corinthiens et des lécythes minuscules, des unguentaria fusiformes et des nombreuses lampes. Lors de la période romaine, les tombes contenaient souvent des unguentaria en forme de bulbe, surtout en terre cuite et plus rarement en verre. Sont également inclus des oenochoés amphiconiques de céramique grise, des vases à vernis rouge (coupe et oenochoé d’ouverture arrière) ainsi que des lampes avec des représentations en relief. Entre ceux-ci, on peut distinguer une représentation de gladiateur, d’un Eros et une figure féminine qui porte des torches et une lunule sur la tête, possiblement une représentation de Nychta (la nuit).

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